Nouvelle formule pour le BPJEPS

Il y a du changement cette année pour le BPJEPS.

Jusqu’à présent, le BPJEPS était proposé en 1 ans (ou 2 ans dans certains organismes de formation) avec la validation de 10 UC. Suite au décret N°2016-527 du 27 avril 2016, le nombre d’UC change, les spécialités disparaissent, les modalités de sélection et de certification sont modifiées.

Quels changements dans l’organisation du BPJEPS ?

Depuis le 1er septembre 2016, les formations BPJEPS se composent désormais de 4 UC (effectuables toujours en 1 ou 2 ans), devant permettre de rehausser le niveau pour les élèves :

  • Dans les deux unités capitalisables (UC) transversales :
    • UC1 : Encadrer tout public dans tout lieu et toute structure.
    • UC2 : Mettre en œuvre un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure.
  • Dans les deux unités capitalisables (UC) de la mention :
    • UC3 : Conduire une action d’animation dans les activités de la mention ou de direction d’un accueil collectif de mineurs.
    • UC4 : Mobiliser les démarches d’éducation populaire pour mettre en œuvre des activités d’animation dans le champ de la mention ou de l’option.

La validation des UC (certifications) devra comporter :

  • la production d’un document écrit personnel suivi d’un entretien,
  • une ou deux épreuves dont l’une au moins consiste en une mise en situation professionnelle.

Pour la rentrée 2017, le caractère transitoire de cette réforme permet aux établissements de choisir sous quelle organisation ils proposeront leurs formations BPJEPS. L’ESCE site de Saumur, en tant qu’organisme de formation de référence proposera dès 2017 le BPJEPS en 4 UC. Les stagiaires devront suivre une formation de 900 heures de cours, comprenant 600 heures en centre de formation.

Que deviennent les spécialités ?

Avant ce décret, il existait 28 spécialités pour le BPJEPS comme les spécialités « équitation » ou encore « attelage ».

A présent, le BPJEPS ne comporte que 2 spécialités : la spécialité BPJEPS Animateur et la spécialité BPJEPS Éducateur Sportif.

En ce qui concerne les spécialisations par discipline, elles seront effectuées au titre de mentions. Pour exemple, le BPJEPS équitation devient un « BPJEPS spécialité Éducateur Sportif, Mention Équitation ».

Qu’en est-il des modalités de sélection?

Le BPJEPS peut s’effectuer dans le cadre de la formation initiale ou de  la formation sport à l’ESCE – site de Saumur.

Plus d’informations sur les modalités des tests de sélections 2017 ici.

Action types, une stagiaire venue de Suisse !

Arrivée tout droit de Suisse, Anita est venue à l’ENE pour un premier module de 2 jours, afin d’apprendre et de partager avec Ralph Hippolyte, le co-fondateur de l’approche Action types.

« J’ai une maîtrise fédérale, ce qui correspond au diplôme de cavalier instructeur en France. J’ai également une structure en Suisse. J’ai déjà suivi une certification Action types avec le co-fondateur Bertrand Théraulaz et c’est sur ses conseils que je suis venu voir Ralph Hippolyte pour continuer d’apprendre et de partager sur le sujet. A Saumur, cette méthode est directement adaptée à l’équitation. Je peux ainsi observer les mises en pratique. J’essaye maintenant d’observer au niveau des chevaux. C’était très important de venir, je suis complètement satisfaite. Avec la distance, il était trop difficile de venir avec un cheval mais peut-être une autre fois ! La connaissance de son profil est un véritable apport pour le travail au quotidien. L’approche Action types est d’une qualité extrême voire avant-gardiste, et toutes les connaissances sont basées sur les dernières recherches scientifiques. C’est un outil précieux. »

Pendant 2 jours, Ralph Hyppolite ainsi qu’un écuyer du Cadre noir ont insisté auprès des stagiaires, sur l’amélioration de la connaissance de soi pour optimiser le travail avec leur cheval. Ralph établit d’abord le profil de chacun. Il observe les caractéristiques physiques, le positionnement et stabilité de la tête, l’orientation du bassin et des épaules, les mouvements de la hanche, etc. Ensuite, à l’aide de divers exercices, il s’attarde à faire ressentir au cavalier les conséquences d’un travail effectué dans leur position de confort et inversement. Cette méthode permet aux stagiaires de prendre conscience de leurs atouts et défauts, pour pouvoir mieux s’adapter et éviter à leur monture de devoir compenser leurs défauts. Ralph Hyppolite installe ainsi une harmonie dans le couple cheval-cavalier.

Journal de bord de Philothée: le championnat comme si vous y étiez

Championnat des écoles européennes d’équitation à Starum (Norvège)

Les deux stagiaires de l’École supérieure du cheval et de l’équitation – SAUMUR vous font vivre ce championnat de l’intérieur, jour après jour de leur arrivée à Oslo jusqu’à leur montée sur le podium.

Découvrez le récit de leur incroyable histoire rédigé par Philothée  ICI

Les championnats en quelques mots :

Nous remercions  Éloïse et Eric de nous avoir fait partager cette magnifique expérience! Que ce soit sur le plan humain, sportif ou professionnel, nous repartons de Norvège grandis et enrichis !

Les EEN ce sont un réseau de professeurs investis et hyper motivés pour l’évolution de notre sport. Une grande famille qui effectue un travail extraordinaire et remarquable ! Bien sûr nous sommes contents de nos résultats qui reflètent la qualité de formation de l’ESCE Saumur et l’investissement d’Eric et Éloïse. Nous avons mis tout notre cœur et notre savoir-faire dans ce projet. Nous sommes encore plus conscients de la chance que nous avons d’être formés à l’Ecole Nationale d’Equitation auprès des meilleurs !

MERCI !

31 mars 2017 : découvrez les formations du Pin !

Vendredi 31 mars 2017, l’École supérieure du cheval et de l’équitation (ESCE) du Pin vous ouvre ses portes pour vous permettre d’aller à la rencontre des formateurs et des élèves !haras-du-pin-a-laurioux

Cette journée sera pour vous l’occasion de découvrir l’environnement dans lequel progressent les stagiaires avec les infrastructures et le matériel mis à disposition, mais également le cadre exceptionnel qui entoure l’école.

Attelage, sellerie, reproduction, élevage, valorisation des jeunes chevaux, équitation et entraînement sportif, maréchalerie, trouvez la formation qui vous correspond !

L’École site du Pin vous ouvre ses portes de 9h à 17h, pour une journée d’échange et de partage, en immersion dans le quotidien des stagiaires.

Au cours de cette journée, l’école vous propose :

  • une visite de l’école : suivez les élèves à travers l’école pour découvrir leur quotidien
  • une visite du Haras national du Pin, lieu chargé d’histoire pour découvrir la sellerie d’honneur ou la remise des voitures
  • des démonstrations dans le manège, dans la cour des écuries, et dans les laboratoires de la Jumenterie
  • des présentations en présence des enseignants, des chercheurs, et des enseignants -écuyers de l’ESCE – site de Saumur
  • des échanges avec enseignants et élèves

Inscrivez-vous dès maintenant en cliquant ici !

(Inscription gratuite obligatoire)

Les CAP sellier-harnacheur en séjour découverte

Pendant 3 jours, les 12 stagiaires du CAP sellier-harnacheur ont quitté l’ESCE site du Pin pour vivre un programme riche en découvertes.

cap-sellier-harnacheur

Les 7 apprentis et les 5 stagiaires en formation continue ont délaissé leur blouse blanche du 6 au 9 décembre. L’objet de leur séjour d’études : la visite du site de Saumur avec un passage obligatoire par la sellerie du Cadre noir de Pascal Courvoisier, et la découverte d’autres structures comme l’école de cavalerie de Saumur. C’était l’occasion pour eux d’aller découvrir le travail des selliers et tanneurs de la région. Pour ce faire, ils sont allés aux Tanneries de Chamont près d’Angoulême. Celles-ci tannent les cuirs avec des extraits végétaux et la majeure partie de leur marché se trouve être les selliers pour l’harnachement, la briderie, etc. Ils ont pu profiter de ce déplacement pour visiter l’atelier des frères Decourt, spécialisé dans les machines pour l’industrie du cuir et du textile ainsi que dans la solde de cuir.

« C’est un séjour intéressant qui donne la possibilité de découvrir d’autres selliers comme la sellerie Belloir, le Cadre noir, etc. En tant que selliers, nous sommes à la base de l’équitation. Ces trois jours nous permettent aussi de découvrir ce qui se passe avant, avec les tanneurs mais aussi après notre métier. Le cuir est différent en fonction de ce qu’on souhaite en faire. On a pu observer un savoir-faire, des produits et ces visites nous donnent des idées qui sont absentes dans d’autres entreprises. Enfin, ce déplacement nous a permis de faire des rencontres. »

Maud et Théo, CAP sellier-harnacheur – ESCE site du Pin

 

 

Voyage à Hartpury college : paroles de stagiaires

Du lundi 10 au dimanche 17 octobre 2016, les stagiaires en 3ème année sont partis en Angleterre au Hartpury College en Grande-Bretagne. Ils nous livrent leurs impressions au retour de ce voyage :

Dans le cadre de notre formation, nous avons pu participer à un échange avec le collège de Hartpury. Ils sont venus au mois de février durant notre deuxième année et nous sommes allés chez eux au mois d’octobre au début de notre troisième année durant une semaine.
Cette semaine a été très enrichissante pour nous à différents niveaux.
En effet, au point de vue personnel, cela nous a permis de découvrir de nouvelles cultures et un nouveau mode de vie et de scolarité. En ce qui concerne le point de vue professionnel, ce voyage fut très intéressant également. Il nous a permis de découvrir un nouveau système équestre avec ses avantages et ses inconvénients. Il nous a également permis d’essayer un simulateur équin sur les trois disciplines, ce qui nous a fait débattre un grand moment sur les avantages et les inconvénients de cette machine. Enfin, et à mes yeux le plus important, il nous a permis d’enseigner en anglais à deux reprises, ce qui nous apporte une flèche de plus à notre arc.
Pour conclure, je garderai un très bon souvenir de ce voyage, qui fût très enrichissant et très agréable.
Encore merci Eric et Éloïse pour l’organisation de cet échange 😉
Cordialement,

Louis SEYCHAL


Bonjour Eric,

Voici de ce que je retiens de cet échange en Angleterre :
Je trouvais cet échange universitaire très intéressant. Cela nous a permis de découvrir comment fonctionnait une université renommée en Angleterre. Les activités qui nous ont été proposé ont été intéressantes, ainsi que l’échange avec les étudiants anglais également quoiqu’il fût très bref et que les étudiants soient un peu réservés et peu explicites sur leur formation.
Je retiens tout même une bonne expérience de ce voyage qui a permis aussi d’avoir une bonne cohésion de groupe.
Je remercie nos encadrants très investis durant cet échange.

Adélaïde LEBEDEL


« Warning 12 frenchies au pays du rugby »

Du 10 au 17 octobre nous avons eu la chance de partir une semaine en Angleterre au « Hartpury Collège » accompagnés par Eric Deyna et Eloïse Legendre. Ce voyage faisait suite à la venue des étudiants anglais, cobayes pour notre DEJEPS dressage, en février.

Sur le plan collectif cette aventure a permis de rapprocher les 9 3ème année, et Loïc le petit rattaché de la promo. Outre les concerts d’Alexis, les batailles de polochons, les karaokés dans le minibus, les maisons closes, les grands coups de klaxon, les poissons et requins de l’eurotunnel, les siestes, les fous rires collectifs et j’en passe, cet échange nous a été professionnellement très bénéfique. Nous avons découvert une autre culture de l’équitation et un établissement à la pointe de la technologie. Nous avons eu la chance de tester, avec quelques fous rires et plus ou moins de réussite d’ailleurs, le plus récent modèle de cheval mécanique : Margarete. Pas facile à dompter l’animal !

Nous nous sommes essayés à divers sports : le rugby et le polo notamment. Au grand désespoir de nos super coachs rugbymans qui ont résumé notre jeu par un « clairement c’est le gros bordel ». Bref, nous allons continuer l’équitation classique.
Nous avons eu la chance de découvrir et d’assister à des séances d’aquathérapie et de rééducation avec un tapis roulant. Mais également de découvrir la façon dont les anglais optimisent leurs équipements et font vivre leur structure financièrement.
Nous avons visité les écuries plus qu’impeccables de Monsieur Carl Hester et pris un selfie avec Vallegro (si si on vous promet !!).
Nous avons assisté à des cours théoriques intéressants et très bien introduits. Les professeurs anglais nous ont d’ailleurs accueillis avec beaucoup de sympathie.
Nous avons dispensé des cours aux élèves anglais ce qui nous a permis de nous exprimer et de travailler notre pédagogie anglaise.
Nous avons également découvert le fonctionnement, l’équivalence de notre diplôme en Angleterre et le cursus universitaire des étudiants.
Bien entendu nous avons amélioré notre communication anglaise en échangeant avec les différents interlocuteurs.

Merci à Éloïse et Eric dit « papa et maman » de nous avoir permis de vivre cet échange et de s’être investi avec autant de gentillesse.
Merci aux Anglais qui nous ont accueillis avec le sourire et fait partager leur expérience. Thank you very much !

Philothée FOUILHOUX


Bonjour Eric,

Le voyage à Harpury nous as permis de découvrir une école équine bien différente de la notre départ ses dimensions et de par les formations qu’elle propose . Cela a également permis de souder la promotion en faisant des activités différentes de celles que nous avons l’habitude de faire . Nous avons pu perfectionner notre anglais en donnant quelques cours même si c’était très succinct. C’est une bonne expérience à faire perdurer pour les formations suivantes car nous avons très peu de sorties extérieures à l’école avec toute la promotion.
Cordialement,

Jeanne ROSSEZ


Bonjour Eric,

Le voyage à Hartpury nous a permis de découvrir quelques morceaux de la culture anglaise de par la vie de ses étudiants en université. Université bien différente de notre école de part les différentes formations et sports proposés, par sa grandeur et le grand nombre d’étudiants et son fonctionnement. Ce qui nous a permis de voir qu’il y avait des points positifs et négatifs dans les différentes organisations. Aucune n’est meilleure que l’autre, c’est différent. Cela a également permis de souder la promotion hors cadre de l’école, en faisant des activités différentes de celles que nous avons l’habitude de faire ( trampoline, rugby, visite) . Nous avons aussi pu voir l’organisation de la meilleure écurie de dressage de haut niveau à ce jour. Ce qui était intéressant car nous avons comparé avec les écuries où chacun avait été en stage cet été. Nous avons pu perfectionner notre anglais dans la vie quotidienne, en classe lors de cours intéressants et en donnant quelques cours pratiques.
C’est une excellente expérience à continuer pour les formations suivantes, de part l’ouverture d’esprit qu’elle apporte, la cohésion, la bonne humeur, et le contenu théorique et pratique.
Cordialement,

Elora de ARTOLA

Simon PRADALIE : l’apprentissage pour devenir entraîneur

Simon termine cette année sa formation DEJEPS en apprentissage. Il alterne depuis octobre 2014, les sessions de formation à l’ ESCE dans le cadre exceptionnel du Haras national du Pin, et les temps en entreprise au sein du Haras de la Fresnay.

Nous l’avons retrouvé également sur les pistes du CIR du Lion d’Angers avec un cheval de 4ans, et nous lui avons posé quelques questions pour mieux connaître son parcours et son projet en tant qu’entraîneur.

Quel est ton parcours avant d’entrer en DEJEPS au Pin ?

Après un bac STG gestion en 2011, j’ai fait un BPJEPS en 2012. Avant d’entrer en DEJEPS, j’ai travaillé deux ans en tant que salarié du Haras de la Fresnay.

Qu’est ce qui t’a motivé à suivre cette formation en plus de ton BPJEPS ?

Je voulais améliorer mes compétences en équitation et en pédagogie. J’ai choisi la voie de l’apprentissage car cela me permet d’être rémunéré en me formant. L’équipe du Pin est vraiment super.

Quels sont tes objectifs en concours cette année ? Qu’as-tu pensé de tes parcours au CIR les 14 et 15 juillet dernier avec COMMENT DE LA FRESNAY ?

Je voudrais terminer la saison sur 130, et qualifier des chevaux pour la finale des 4 ans à la Grande Semaine de Fontainebleau. Les parcours du CIR à Angers ont été très formateurs. Je finis sans faute le premier jour, et le deuxième jour je fais deux barres.

Comment se passe ton activité de coaching avec des élèves amateurs ?

Les élèves sont ravies de nos séances. Je suis très fier pour ma part de pouvoir transmettre mes connaissances.

Quels sont tes projets après le DEJEPS ?

Je souhaiterai passer ensuite mon DESJEPS.

 

 

 

 

Jeanne Rossez médaillée de bronze

Jeanne Rossez fait partie des stagiaires de la formation initiale de l’École nationale d’équitation. Entourée par les formateurs et écuyers du Cadre Noir, la jeune athlète obtient une médaille de bronze aux Championnats de France Jeune Cavalier, ainsi qu’une 8e place dans la Pro 1 au Pin. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Retour sur tes récents résultats au Pin : comment s’est déroulée la compétition ?
La compétition s’est bien déroulée puisque mon cheval a été présent sur les 3 tests. Il s’améliore de plus en plus sur le dressage, ce qui m’a permis d’être bien positionnée après cette épreuve. Ensuite, il est vraiment fiable sur les deux autres épreuves.

Quels sont tes prjeanneojets et tes objectifs pour la saison à venir ?
J’espère faire partie de l’équipe de France jeune cavalier qui partira courir les championnats d’Europe en Italie et y être performante. Pour la fin d’année, l’objectif est de concourir sur des *** et de continuer à former mes chevaux plus jeunes sur des **.

Est-ce que ton quotidien et tes résultats ont changé depuis ton arrivée à l’ENE ?
Mon quotidien a bien changé car je suis beaucoup plus entourée quand je monte à cheval (par les élèves et les cadres). Cela me tire vers le haut et me permet d’être plus performante !

Peux-tu nous expliquer ton choix d’intégrer l’ENE ?
J’ai choisi l’ENE car il s’agit du centre de formation le plus reconnu, mais aussi pour le pôle compétition qui permet de se former auprès de grands cavaliers français.

Un conseil pour les cavaliers qui vont passer les tests de sélection pour la formation initiale cette semaine ?
Ne rien inventer le jour J, monter sans pression pour montrer ce que vous savez faire. Ce n’est pas une compétition ! Bon courage à tous.

Tout savoir sur la formation initiale en cliquant ici.

Jiri Kriz, conquis par son séjour à l’école d’attelage HN du Pin

Le 29 février 2015, Jiri Kriz, accompagné de sa jument de 10 ans Castilla, s’est installé à l’Esce site du Pin afin de se former pendant un mois auprès de Renaud Vinck et son équipe, à l’école d’attelage HN du Pin.

Jiri Kris : « Le programme était bien chargé : l’objectif étant de travailler sur les fondamentaux, les bases du dressage. A chaque séance, nous avons toujours atteint notre objectif, même si ce dernier paraissait assez basique. La progression me semblait minime mais dès la séance suivante, je me rendais compte des incroyables progrès que nous faisions. Le programme était tellement bien préparé que notre évolution s’est faite progressivement, pas à pas. Les formateurs ne m’ont jamais demandé de réaliser un exercice que je n’étais pas capable de faire. J’étais toujours bien préparé en amont.

Cela fait déjà plusieurs années que je travaille avec Castilla et je dois reconnaître qu’elle n’est pas une jument très facile. Elle est souvent nerveuse et d’humeur changeante. Je me suis souvent dit que je ne trouverais jamais la façon de travailler avec elle, de la faire coopérer. A l’école d’attelage HN du Pin, j’ai vu comme elle était calme avec Renaud Vinck alors que c’était la première fois qu’il la travaillait. Il a tout de suite été capable de dire qu’elle était son et mon gros problème. J’étais ravi ! Après toutes ces années d’essais et d’erreurs, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui sait ce qu´il fait et plus encore : qui sait expliquer ce qu’il fait aux autres et qui est passionné par son travail.

Castilla a changé : elle est plus calme pendant le travail et si elle s’énerve, il me faut beaucoup moins de temps pour la calmer. Elle se détend plus vite, elle est plus en équilibre et elle se concentre sur l’exercice et sur les choses que je lui demande. Le changement n’est pas évident attelé mais sous la selle, c’est impressionnant. Elle ne se déplace plus de même façon : je sens aujourd’hui une véritable poussée, son dos est tendu et son avant-main libérée. Ce n’est pas seulement Castilla qui a changé. J’espère avoir aussi modifié mon approche grâce à cette formation.

Une autre chose m’a impressionné : la cavalerie de l’école d’attelage HN du Pin. Les formateurs ont toujours choisi le parfait cheval pour réaliser un exercice spécifique. Par exemple, pour bien travailler avec Castilla, j’avais besoin de ressentir les choses avec des chevaux bien dressés. Ce ne sont pas non plus des chevaux « clé en main ». Ils savent bien faire leur travail mais ne répondent que si mes demandes sont précises.

Après un mois passé sur le site du Pin, j’ai beaucoup évolué dans ma technique, c’était très important pour moi. Je ne peux pas dire que je suis capable de reproduire exactement tout ce que j’ai appris. En revanche, je suis capable, si quelque chose ne va pas, de déceler la faute et de ne pas la répéter la prochaine fois. Lors d’un entretien avec Raphaël Berrard, j’ai comparé cette formation à un puzzle. Si je m’appuie sur cette métaphore, en voici la raison : je suis arrivé en France avec un apprentissage incomplet. Il me manquait de nombreuses pièces. J’avais une vague idée de l’image d’ensemble mais je n’avais pas tous les éléments. A l’école d’attelage, nous avons trié les pièces et posé les bases : le bord, le ciel, la terre… et puis, nous avons ajouté les pièces manquantes et commencé à composer le puzzle. Ce puzzle n’est pas fini mais c’est déjà une très belle image.

L´accueil était superbe. Bien sûr, je suis arrivé avec de grandes inquiétudes mais elles ont disparu dès le premier jour quand j’ai vu à quelle point il y a une bonne ambiance sur le site du Pin. Tereza m’a beaucoup aidé au début : sans elle, tout aurait été plus compliqué. Je craignais le moment de son départ où j’allais être obligé de communiquer en anglais. Je dois admettre que ça n’a pas fait grande différence : Renaud, Raphaël et Isabelle parlent anglais très clairement. Les autres stagiaires et l’équipe attelage du Pin étaient très sympa. Parfois, nous avons été obligés d’utiliser nos bras et jambes pour nous comprendre, mais c’était toujours avec succès. J’étais ravi d’être avec des gens aussi passionnés que moi, qui souhaitent sans cesse s’améliorer et qui aiment les chevaux. Je n’aime pas les gens durs avec les chevaux et ici, je n’ai jamais entendu quelqu’un élever la voix. Cette approche rend les chevaux plus heureux et plus détendus : cela se sent dans les écuries.

En ce qui concerne les infrastructures et l’équipement de l’école d’attelage, je n’ai aucune comparaison sauf avec ma ferme (et je préfère ne pas les comparer ;-). A mon avis, l’école est très bien équipée pour la formation : des écuries aérées, des chevaux divers et gentils, une sellerie spacieuse et chauffée remplie de harnais de qualité, un grand manège, des terrains bien adaptés, de magnifiques environs avec des belles allées et des difficultés variées. Ajoutons des formateurs excellents et une groupe de meneurs enthousiastes. Tout cela fait de l’école d’attelage HN du Pin un endroit unique.

Ce nétait pas facile de se décider à venir en France pour un mois et de quitter mon pays, ma ferme, mon travail, mes enfants et ma femme. Après un mois qui était probablement le plus court de toute ma vie, j’étais triste de quitter le site du Pin et ses équipes. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont accueilli et qui ont été comme ma famille pendant un mois et surtout je remercie vivement Renaud et Raphaël de mavoir consacré leur temps et de mavoir montré le chemin à suivre. »

Pour plus d’informations :

École d’attelage HN du Pin
Esce – site du Pin
Les écuries du Bois
61310 Le Pin au Haras

Tel + 33 2 33 12 12 10
Mail :
ecoles.attelage@ifce.fr

Félicitation à Coralie Caillaud, titulaire du Brevet de sellier-harnacheur

Jeudi 16 juillet 2015, Coralie Caillaud, élève Brevet sellier-harnacheur de l’Esce site du Pin, a présenté ses travaux devant un parterre de spécialistes dans les bureaux de l’Ifce à Paris.

La première pièce, réalisée lors de l’épreuve libre, est un harnais d’attelage. Commandé par Renaud Vinck, vice-chamion du Monde par équipe en 2014, ce harnais a nécessité un mois et demi de travail. En condition réelle de travail, Coralie a reçu la commande du client, pris les mesures de Don Camillo*ENE-HN, trouver des fournisseurs, réaliser des devis, ses gabarits et ses gammes opératoires et enfin, fabriquer le harnais. Ce harnais fut ensuite porté lors du Championnat du Monde à Izsak en Hongrie où Renaud et Don Camillo*ENE-HN ont réalisé leur très belle performance.

Coralie a donc présenté la pièce pendant un quart d’heure à Geneviève Ardaens, directrice de l’ENPH, Simon Wagner, responsable de l’atelier de sellerie de la Garde Républicaine, Vincent Léopold, responsable de la fabrication de selle chez Hermès, Thierry Delsalle, responsable du patrimoine culturel à l’ifce et Vincent Dalodier, nouveau formation sellerie à l’ENPH. Ils ont ensuite échangé à ce sujet et observé la deuxième pièce apportée par Coralie : une selle de dressage monoquartier, réalisée en 35 heures. Tous se sont accordés sur la qualité des deux réalisations de Coralie Caillaud et ont eu le plaisir de lui valider son Brevet de sellier harnacheur.

Nous la félicitons chaleureusement et lui souhaitons bonne continuation.

Pour en savoir plus :

École nationale professionnelle des Haras
61310 Le Pin au Haras
Tel : 02 33 12 12 10

Mail : hn.formation@ifce.fr

© R. Rivard