Les CAP sellier-harnacheur en séjour découverte

Pendant 3 jours, les 12 stagiaires du CAP sellier-harnacheur ont quitté l’ESCE site du Pin pour vivre un programme riche en découvertes.

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Les 7 apprentis et les 5 stagiaires en formation continue ont délaissé leur blouse blanche du 6 au 9 décembre. L’objet de leur séjour d’études : la visite du site de Saumur avec un passage obligatoire par la sellerie du Cadre noir de Pascal Courvoisier, et la découverte d’autres structures comme l’école de cavalerie de Saumur. C’était l’occasion pour eux d’aller découvrir le travail des selliers et tanneurs de la région. Pour ce faire, ils sont allés aux Tanneries de Chamont près d’Angoulême. Celles-ci tannent les cuirs avec des extraits végétaux et la majeure partie de leur marché se trouve être les selliers pour l’harnachement, la briderie, etc. Ils ont pu profiter de ce déplacement pour visiter l’atelier des frères Decourt, spécialisé dans les machines pour l’industrie du cuir et du textile ainsi que dans la solde de cuir.

« C’est un séjour intéressant qui donne la possibilité de découvrir d’autres selliers comme la sellerie Belloir, le Cadre noir, etc. En tant que selliers, nous sommes à la base de l’équitation. Ces trois jours nous permettent aussi de découvrir ce qui se passe avant, avec les tanneurs mais aussi après notre métier. Le cuir est différent en fonction de ce qu’on souhaite en faire. On a pu observer un savoir-faire, des produits et ces visites nous donnent des idées qui sont absentes dans d’autres entreprises. Enfin, ce déplacement nous a permis de faire des rencontres. »

Maud et Théo, CAP sellier-harnacheur – ESCE site du Pin

 

 

Des trophées pour le pôle France jeune

Samedi 26 novembre, les cavaliers et sportifs du pôle France jeune se sont vus remettre des trophées pour leurs performances exceptionnelles réalisées durant la saison 2016. L’Ifce a profité du Salon du Cheval de Paris Villepinte pour organiser les Trophées du Sport.

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Dans le cadre du partenariat qui engage l’Ifce comme acteur dans la réussite des athlètes français, l’institut accueille sur son site de Saumur 4 pôles France, à savoir, les pôles concours complet, jeunes concours complet, voltige et para-dressage. La saison 2016 a été fructueuse puisque chacun de ces pôles s’est illustré par des résultats exceptionnels.

En ce qui concerne le pôle France jeune, deux cavaliers ont été mis à l’honneur, ainsi que leur entraîneur et coordinateur Philippe Mull.

Il s’agit tout d’abord d’Alexis Goury avec Trompe l’Oeil d’Emery dans le championnat d’Europe jeunes cavaliers où il reçut la médaille d’or par équipe, et la médaille de bronze en individuel. En juin 2017, il participera aux championnats du Monde des cavaliers de moins de 26ans qui aura lieu à Bramham en Grande-Bretagne.

La seconde récompense est adressée à Héloïse Le Guern avec Orage de Longuenée*ENE-HN. Elle obtient la médaille d’Argent par équipe lors du championnat d’Europe juniors et termine 6ème en individuel.

L’Ifce en tant qu’’institut de référence et membre du réseau Grand INSEP(*), offre aux pôles l’accès aux infrastructures de l’École nationale d’équitation de Saumur et aux savoir-faire des Écuyers du Cadre noir. De même, ils bénéficient de l’intervention d’experts de haut niveau.

©Alain Laurioux

Voyage à Hartpury college : paroles de stagiaires

Du lundi 10 au dimanche 17 octobre 2016, les stagiaires en 3ème année sont partis en Angleterre au Hartpury College en Grande-Bretagne. Ils nous livrent leurs impressions au retour de ce voyage :

Dans le cadre de notre formation, nous avons pu participer à un échange avec le collège de Hartpury. Ils sont venus au mois de février durant notre deuxième année et nous sommes allés chez eux au mois d’octobre au début de notre troisième année durant une semaine.
Cette semaine a été très enrichissante pour nous à différents niveaux.
En effet, au point de vue personnel, cela nous a permis de découvrir de nouvelles cultures et un nouveau mode de vie et de scolarité. En ce qui concerne le point de vue professionnel, ce voyage fut très intéressant également. Il nous a permis de découvrir un nouveau système équestre avec ses avantages et ses inconvénients. Il nous a également permis d’essayer un simulateur équin sur les trois disciplines, ce qui nous a fait débattre un grand moment sur les avantages et les inconvénients de cette machine. Enfin, et à mes yeux le plus important, il nous a permis d’enseigner en anglais à deux reprises, ce qui nous apporte une flèche de plus à notre arc.
Pour conclure, je garderai un très bon souvenir de ce voyage, qui fût très enrichissant et très agréable.
Encore merci Eric et Éloïse pour l’organisation de cet échange 😉
Cordialement,

Louis SEYCHAL


Bonjour Eric,

Voici de ce que je retiens de cet échange en Angleterre :
Je trouvais cet échange universitaire très intéressant. Cela nous a permis de découvrir comment fonctionnait une université renommée en Angleterre. Les activités qui nous ont été proposé ont été intéressantes, ainsi que l’échange avec les étudiants anglais également quoiqu’il fût très bref et que les étudiants soient un peu réservés et peu explicites sur leur formation.
Je retiens tout même une bonne expérience de ce voyage qui a permis aussi d’avoir une bonne cohésion de groupe.
Je remercie nos encadrants très investis durant cet échange.

Adélaïde LEBEDEL


« Warning 12 frenchies au pays du rugby »

Du 10 au 17 octobre nous avons eu la chance de partir une semaine en Angleterre au « Hartpury Collège » accompagnés par Eric Deyna et Eloïse Legendre. Ce voyage faisait suite à la venue des étudiants anglais, cobayes pour notre DEJEPS dressage, en février.

Sur le plan collectif cette aventure a permis de rapprocher les 9 3ème année, et Loïc le petit rattaché de la promo. Outre les concerts d’Alexis, les batailles de polochons, les karaokés dans le minibus, les maisons closes, les grands coups de klaxon, les poissons et requins de l’eurotunnel, les siestes, les fous rires collectifs et j’en passe, cet échange nous a été professionnellement très bénéfique. Nous avons découvert une autre culture de l’équitation et un établissement à la pointe de la technologie. Nous avons eu la chance de tester, avec quelques fous rires et plus ou moins de réussite d’ailleurs, le plus récent modèle de cheval mécanique : Margarete. Pas facile à dompter l’animal !

Nous nous sommes essayés à divers sports : le rugby et le polo notamment. Au grand désespoir de nos super coachs rugbymans qui ont résumé notre jeu par un « clairement c’est le gros bordel ». Bref, nous allons continuer l’équitation classique.
Nous avons eu la chance de découvrir et d’assister à des séances d’aquathérapie et de rééducation avec un tapis roulant. Mais également de découvrir la façon dont les anglais optimisent leurs équipements et font vivre leur structure financièrement.
Nous avons visité les écuries plus qu’impeccables de Monsieur Carl Hester et pris un selfie avec Vallegro (si si on vous promet !!).
Nous avons assisté à des cours théoriques intéressants et très bien introduits. Les professeurs anglais nous ont d’ailleurs accueillis avec beaucoup de sympathie.
Nous avons dispensé des cours aux élèves anglais ce qui nous a permis de nous exprimer et de travailler notre pédagogie anglaise.
Nous avons également découvert le fonctionnement, l’équivalence de notre diplôme en Angleterre et le cursus universitaire des étudiants.
Bien entendu nous avons amélioré notre communication anglaise en échangeant avec les différents interlocuteurs.

Merci à Éloïse et Eric dit « papa et maman » de nous avoir permis de vivre cet échange et de s’être investi avec autant de gentillesse.
Merci aux Anglais qui nous ont accueillis avec le sourire et fait partager leur expérience. Thank you very much !

Philothée FOUILHOUX


Bonjour Eric,

Le voyage à Harpury nous as permis de découvrir une école équine bien différente de la notre départ ses dimensions et de par les formations qu’elle propose . Cela a également permis de souder la promotion en faisant des activités différentes de celles que nous avons l’habitude de faire . Nous avons pu perfectionner notre anglais en donnant quelques cours même si c’était très succinct. C’est une bonne expérience à faire perdurer pour les formations suivantes car nous avons très peu de sorties extérieures à l’école avec toute la promotion.
Cordialement,

Jeanne ROSSEZ


Bonjour Eric,

Le voyage à Hartpury nous a permis de découvrir quelques morceaux de la culture anglaise de par la vie de ses étudiants en université. Université bien différente de notre école de part les différentes formations et sports proposés, par sa grandeur et le grand nombre d’étudiants et son fonctionnement. Ce qui nous a permis de voir qu’il y avait des points positifs et négatifs dans les différentes organisations. Aucune n’est meilleure que l’autre, c’est différent. Cela a également permis de souder la promotion hors cadre de l’école, en faisant des activités différentes de celles que nous avons l’habitude de faire ( trampoline, rugby, visite) . Nous avons aussi pu voir l’organisation de la meilleure écurie de dressage de haut niveau à ce jour. Ce qui était intéressant car nous avons comparé avec les écuries où chacun avait été en stage cet été. Nous avons pu perfectionner notre anglais dans la vie quotidienne, en classe lors de cours intéressants et en donnant quelques cours pratiques.
C’est une excellente expérience à continuer pour les formations suivantes, de part l’ouverture d’esprit qu’elle apporte, la cohésion, la bonne humeur, et le contenu théorique et pratique.
Cordialement,

Elora de ARTOLA

Les DESJEPS en échange universitaire à Hartpury College

Du lundi 10 au samedi 15 octobre, les stagiaires L3/DESJEPS ont séjourné à Hartpury College en Grande-Bretagne, l’un des établissements le plus important du monde en matière d’enseignement équin.

Chaque année, cet échange universitaire est perpétué permettant à une dizaine de stagiaires de chaque école de découvrir un modèle différent de fonctionnement.Les enseignants-cavaliers Victoria Lewis et Jeremy Michaels pour Hartpury et Eric Deyna et Héloïse Legendre pour Saumur, sont à l’initiative de ce projet. Après un premier échange en février dernier où les étudiants anglais avaient joué les cobayes pour le DEJEPS dressage des stagiaires de l’ESCE, c’est au tour des DESJEPS de traverser la mer pour rejoindre l’université renommée de Gloucester.

Ils ont ainsi pu percevoir pendant ce séjour le mode de vie, la culture de leurs contemporains anglais mais aussi leur environnement de travail et le système équestre en place.

Outre cet aspect, les stagiaires ont appréhendé des éléments plus techniques et théoriques. Ce fut l’occasion notamment de faire la connaissance de Margarete, le plus récent modèle de cheval mécanique sur les trois disciplines, équipé de capteurs. Au centre de thérapie équine, « nous avons eu la chance de découvrir et d’assister à des séances d’aquathérapies et de rééducation avec les tapis roulant » raconte Philothée Fouilhoux, stagiaire DESJEPS. La visite s’est poursuivi par les écuries de Carl Hester et son organisation qui se veut être la meilleure écurie de dressage de haut niveau à ce jour. Le pays des Anglais aura permis aux étudiants de s’essayer à de nouvelles disciplines comme le polo, le rugby ou encore le fitness ou le trampoline.

Parallèlement, le travail de la langue s’est illustrée par la présence lors de cours plus théoriques en salle, mais aussi en dispensant eux-mêmes des cours aux élèves anglais.

En somme, une semaine riche en convivialité et en partage, qui a amplement contribué à la cohésion de la promotion.

« Ce voyage a été une superbe expérience à vivre au moins une fois dans sa vie » révèle Marilyne Courtot. Philothée Fouilhoux conclura par ce petit mot : « Merci à Héloïse et Eric de nous avoir permis de vivre cet échange et de s’être investis avec autant de gentillesse. Merci aux Anglais qui nous ont accueillis avec le sourire et fait partager leur expérience ».

Simon PRADALIE : l’apprentissage pour devenir entraîneur

Simon termine cette année sa formation DEJEPS en apprentissage. Il alterne depuis octobre 2014, les sessions de formation à l’ ESCE dans le cadre exceptionnel du Haras national du Pin, et les temps en entreprise au sein du Haras de la Fresnay.

Nous l’avons retrouvé également sur les pistes du CIR du Lion d’Angers avec un cheval de 4ans, et nous lui avons posé quelques questions pour mieux connaître son parcours et son projet en tant qu’entraîneur.

Quel est ton parcours avant d’entrer en DEJEPS au Pin ?

Après un bac STG gestion en 2011, j’ai fait un BPJEPS en 2012. Avant d’entrer en DEJEPS, j’ai travaillé deux ans en tant que salarié du Haras de la Fresnay.

Qu’est ce qui t’a motivé à suivre cette formation en plus de ton BPJEPS ?

Je voulais améliorer mes compétences en équitation et en pédagogie. J’ai choisi la voie de l’apprentissage car cela me permet d’être rémunéré en me formant. L’équipe du Pin est vraiment super.

Quels sont tes objectifs en concours cette année ? Qu’as-tu pensé de tes parcours au CIR les 14 et 15 juillet dernier avec COMMENT DE LA FRESNAY ?

Je voudrais terminer la saison sur 130, et qualifier des chevaux pour la finale des 4 ans à la Grande Semaine de Fontainebleau. Les parcours du CIR à Angers ont été très formateurs. Je finis sans faute le premier jour, et le deuxième jour je fais deux barres.

Comment se passe ton activité de coaching avec des élèves amateurs ?

Les élèves sont ravies de nos séances. Je suis très fier pour ma part de pouvoir transmettre mes connaissances.

Quels sont tes projets après le DEJEPS ?

Je souhaiterai passer ensuite mon DESJEPS.

 

 

 

 

Jeanne Rossez médaillée de bronze

Jeanne Rossez fait partie des stagiaires de la formation initiale de l’École nationale d’équitation. Entourée par les formateurs et écuyers du Cadre Noir, la jeune athlète obtient une médaille de bronze aux Championnats de France Jeune Cavalier, ainsi qu’une 8e place dans la Pro 1 au Pin. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Retour sur tes récents résultats au Pin : comment s’est déroulée la compétition ?
La compétition s’est bien déroulée puisque mon cheval a été présent sur les 3 tests. Il s’améliore de plus en plus sur le dressage, ce qui m’a permis d’être bien positionnée après cette épreuve. Ensuite, il est vraiment fiable sur les deux autres épreuves.

Quels sont tes prjeanneojets et tes objectifs pour la saison à venir ?
J’espère faire partie de l’équipe de France jeune cavalier qui partira courir les championnats d’Europe en Italie et y être performante. Pour la fin d’année, l’objectif est de concourir sur des *** et de continuer à former mes chevaux plus jeunes sur des **.

Est-ce que ton quotidien et tes résultats ont changé depuis ton arrivée à l’ENE ?
Mon quotidien a bien changé car je suis beaucoup plus entourée quand je monte à cheval (par les élèves et les cadres). Cela me tire vers le haut et me permet d’être plus performante !

Peux-tu nous expliquer ton choix d’intégrer l’ENE ?
J’ai choisi l’ENE car il s’agit du centre de formation le plus reconnu, mais aussi pour le pôle compétition qui permet de se former auprès de grands cavaliers français.

Un conseil pour les cavaliers qui vont passer les tests de sélection pour la formation initiale cette semaine ?
Ne rien inventer le jour J, monter sans pression pour montrer ce que vous savez faire. Ce n’est pas une compétition ! Bon courage à tous.

Tout savoir sur la formation initiale en cliquant ici.

Jiri Kriz, de retour à l’école

Jiri Kriz, conquis par son séjour à l’école d’attelage HN du Pin en 2015, revient passer une semaine au Pin sans Castilla.

Du 14 au 19 mars 2016, le meneur Jiri Kriz, qui avait suivi un stage de coaching l’an passé avec l’équipe d’attelage du Pin, sera de retour sur les terres de l’Orne. Il nous revient de République Tchèque pour faire le bilan avec Renaud Vinck et animera également une séance de démonstrations de hersage.

Très bonne rentrée de Tourmaline

Nicolas Mabire, responsable de la formation DEJEPS du site du Pin raconte sa belle participation en Pro1 lors du Grand national de Saumur les 5 et 6 mars 2016.

« J’avais fait le choix d’engager la Pro1 à Saumur pour redémarrer la saison.
L’organisation sur 2 jours, à 2 heures du Pin est, en effet, très confortable.
Je peux ainsi assumer pleinement mes activités de formation au Pin.
Tourmaline est passée tôt samedi matin au dressage. J’ai senti une jument très à l’écoute et assez brillante voire un peu fringante. J’aime sa motivation sur le rectangle. J’étais un peu déçu de la note, mais les notes n’ont pas décollé pour l’ensemble des cavaliers.
Rentrée oblige, j’ai cherché ensuite beaucoup de relâchement au CSO. Le parcours de la Pro élite abaissé de 5 cm était très technique.
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Mais Tourmaline s’est bien déjouée des pièges tendus par Jean Pierre Cosnuau (que je félicite d’ailleurs pour la qualité de cette épreuve de CSO). Sans faute, j’ajoute 2 pts de temps dépassé à mon score de dressage pour remonter à la 12ème place.
Le cross était un peu plus difficile que je l’imaginais. J’avais en tête la Pro 1 de Tartas de l’an dernier et m’attendais à voir un tour du même acabit. Or, Saumur reste Saumur et les difficultés de la pro élite ont finalement été assez peu estompées dans cette épreuve Pro 1. Même tracé, même temps, beaucoup de combinaisons équivalentes. Notamment deux sorties de combinaison, celle du gué et celle de la combinaison 13, tout à fait au niveau de la Pro élite.
Compte tenu du classement provisoire, j’ai fait un tour de cross rapide et sans risque. C’est à dire que je suis parti avec un bon galop mais j’ai soigné tous mes abords. La jument a d’ailleurs parfaitement sauté, et n’a pas frôlé un obstacle. Résultat : Aucun sursis sur le cross et 19 secondes de temps dépassé, qui lui permet de reprendre encore 2 places.
Tourmaline fini donc à la dixième place parmi ses 42 adversaires sans que je n’ai eu besoin de lui réclamer trop d’efforts. De très bon augure pour la suite…
Rendez-vous le week-end de Pâques pour le CICO*** de Fontainebleau. »

Jiri Kriz, conquis par son séjour à l’école d’attelage HN du Pin

Le 29 février 2015, Jiri Kriz, accompagné de sa jument de 10 ans Castilla, s’est installé à l’Esce site du Pin afin de se former pendant un mois auprès de Renaud Vinck et son équipe, à l’école d’attelage HN du Pin.

Jiri Kris : « Le programme était bien chargé : l’objectif étant de travailler sur les fondamentaux, les bases du dressage. A chaque séance, nous avons toujours atteint notre objectif, même si ce dernier paraissait assez basique. La progression me semblait minime mais dès la séance suivante, je me rendais compte des incroyables progrès que nous faisions. Le programme était tellement bien préparé que notre évolution s’est faite progressivement, pas à pas. Les formateurs ne m’ont jamais demandé de réaliser un exercice que je n’étais pas capable de faire. J’étais toujours bien préparé en amont.

Cela fait déjà plusieurs années que je travaille avec Castilla et je dois reconnaître qu’elle n’est pas une jument très facile. Elle est souvent nerveuse et d’humeur changeante. Je me suis souvent dit que je ne trouverais jamais la façon de travailler avec elle, de la faire coopérer. A l’école d’attelage HN du Pin, j’ai vu comme elle était calme avec Renaud Vinck alors que c’était la première fois qu’il la travaillait. Il a tout de suite été capable de dire qu’elle était son et mon gros problème. J’étais ravi ! Après toutes ces années d’essais et d’erreurs, j’ai enfin trouvé quelqu’un qui sait ce qu´il fait et plus encore : qui sait expliquer ce qu’il fait aux autres et qui est passionné par son travail.

Castilla a changé : elle est plus calme pendant le travail et si elle s’énerve, il me faut beaucoup moins de temps pour la calmer. Elle se détend plus vite, elle est plus en équilibre et elle se concentre sur l’exercice et sur les choses que je lui demande. Le changement n’est pas évident attelé mais sous la selle, c’est impressionnant. Elle ne se déplace plus de même façon : je sens aujourd’hui une véritable poussée, son dos est tendu et son avant-main libérée. Ce n’est pas seulement Castilla qui a changé. J’espère avoir aussi modifié mon approche grâce à cette formation.

Une autre chose m’a impressionné : la cavalerie de l’école d’attelage HN du Pin. Les formateurs ont toujours choisi le parfait cheval pour réaliser un exercice spécifique. Par exemple, pour bien travailler avec Castilla, j’avais besoin de ressentir les choses avec des chevaux bien dressés. Ce ne sont pas non plus des chevaux « clé en main ». Ils savent bien faire leur travail mais ne répondent que si mes demandes sont précises.

Après un mois passé sur le site du Pin, j’ai beaucoup évolué dans ma technique, c’était très important pour moi. Je ne peux pas dire que je suis capable de reproduire exactement tout ce que j’ai appris. En revanche, je suis capable, si quelque chose ne va pas, de déceler la faute et de ne pas la répéter la prochaine fois. Lors d’un entretien avec Raphaël Berrard, j’ai comparé cette formation à un puzzle. Si je m’appuie sur cette métaphore, en voici la raison : je suis arrivé en France avec un apprentissage incomplet. Il me manquait de nombreuses pièces. J’avais une vague idée de l’image d’ensemble mais je n’avais pas tous les éléments. A l’école d’attelage, nous avons trié les pièces et posé les bases : le bord, le ciel, la terre… et puis, nous avons ajouté les pièces manquantes et commencé à composer le puzzle. Ce puzzle n’est pas fini mais c’est déjà une très belle image.

L´accueil était superbe. Bien sûr, je suis arrivé avec de grandes inquiétudes mais elles ont disparu dès le premier jour quand j’ai vu à quelle point il y a une bonne ambiance sur le site du Pin. Tereza m’a beaucoup aidé au début : sans elle, tout aurait été plus compliqué. Je craignais le moment de son départ où j’allais être obligé de communiquer en anglais. Je dois admettre que ça n’a pas fait grande différence : Renaud, Raphaël et Isabelle parlent anglais très clairement. Les autres stagiaires et l’équipe attelage du Pin étaient très sympa. Parfois, nous avons été obligés d’utiliser nos bras et jambes pour nous comprendre, mais c’était toujours avec succès. J’étais ravi d’être avec des gens aussi passionnés que moi, qui souhaitent sans cesse s’améliorer et qui aiment les chevaux. Je n’aime pas les gens durs avec les chevaux et ici, je n’ai jamais entendu quelqu’un élever la voix. Cette approche rend les chevaux plus heureux et plus détendus : cela se sent dans les écuries.

En ce qui concerne les infrastructures et l’équipement de l’école d’attelage, je n’ai aucune comparaison sauf avec ma ferme (et je préfère ne pas les comparer ;-). A mon avis, l’école est très bien équipée pour la formation : des écuries aérées, des chevaux divers et gentils, une sellerie spacieuse et chauffée remplie de harnais de qualité, un grand manège, des terrains bien adaptés, de magnifiques environs avec des belles allées et des difficultés variées. Ajoutons des formateurs excellents et une groupe de meneurs enthousiastes. Tout cela fait de l’école d’attelage HN du Pin un endroit unique.

Ce nétait pas facile de se décider à venir en France pour un mois et de quitter mon pays, ma ferme, mon travail, mes enfants et ma femme. Après un mois qui était probablement le plus court de toute ma vie, j’étais triste de quitter le site du Pin et ses équipes. Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont accueilli et qui ont été comme ma famille pendant un mois et surtout je remercie vivement Renaud et Raphaël de mavoir consacré leur temps et de mavoir montré le chemin à suivre. »

Pour plus d’informations :

École d’attelage HN du Pin
Esce – site du Pin
Les écuries du Bois
61310 Le Pin au Haras

Tel + 33 2 33 12 12 10
Mail :
ecoles.attelage@ifce.fr

Frédéric de Geoffroy, responsable de la Jumenterie à l’ESCE, site du Pin

Frédéric de Geoffroy est un homme de terrain, rompu aux techniques d’élevage.

Jeune cavalier, il crée son propre haras, élève des chevaux de sport et de courses, puis développe un centre de reproduction qui deviendra également un centre de transplantation embryonnaire équine.

En 2013, il prend la responsabilité de la Jumenterie du Haras national du Pin, où il enseigne. II supervise, gère et coordonne l’ensemble des activités du site.